Depuis quelques années, le sujet du bien-être au travail a pris de plus en plus d’ampleur dans les considérations des entreprises. Cette prise de conscience a pu parfois se faire dans la douleur, notamment après les vagues de suicide qui ont touché France Télécom et Renault à partir de la fin des années 2000, qui a révélé des méthodes de management stressantes et un manque de formation des cadres dans la détection de la souffrance de leurs employés. Mais, en dehors des situations de crise de ce type, les organisations ont bien réalisé que cette préoccupation, au lieu d’être une contrainte, pouvait servir leurs intérêts. Plusieurs raisons l’expliquent. D’une part, le bien être des collaborateurs au travail est de plus en plus perçu comme un levier de performance économique au sein de l’entreprise, à l’origine d’un cercle vertueux. Difficilement quantifiable, cette idée part du principe que le bien-être d’un salarié suscite son engagement, et que, satisfait d’aller travailler, il sera d’autant plus enclin à s’investir au sein de son entreprise. C’est par exemple le postulat de Stéphane Saba, DRH de PepsiCo France, pour qui la croissance de son organi